Repères

Zone de campement provisoire

Zone campement provisoire titre




 
 
 
 
 
LES CORIACES

 


Projet de création

 

Cécile Kiffer et Martine Dupé, Association « Les Coriaces »

En résidence à La Fonderie du 16 juillet au 2 août     → Voir ici

D’ après « la Fin du monde en avançant » & « Derrière les collines », d’Eugène Durif,
Fragments de « l’Au-delà », de Didier-George Gabily,
et intermèdes écrits par Martine Dupé



Voir Dossier de demande de co-production

Voir Lettre de soutien Jean-François Sivadier

 

 

En attendant que la mer revienne

En attendant Annonce









Compagnie PIECE MONTEE

 

Texte et jeu Thierry Barbet
Direction d'acteur, Mise en jeu Martine Dupé

le 11 Octobre 2018 au Grand Logis à Bruz ( à côté de Rennes)
Le 8 avril 2018 à 16h à la salle des fêtes de Mont-Dol
Les 9,10 et 11 fevrier 2018 à 17h Théatre de la rencontre à Perpignan

 

Une humanité silencieuse

Il y a quelques années, je me promenais sur les Ramblas à Barcelone. C'était la fin du mois d'août vers 22h30. Les touristes, promeneurs comme moi, flânaient aux terrasses des cafés après une journée de forte chaleur.
Je vis arriver un homme massif, la petite cinquantaine, vêtu d'un tee-shirt et d'un short, chaussé de sandales en plastique. Il portait un bob sur la tête et poussait un caddie rempli de pots de peinture.
Une échelle était couchée sur le dessus et dépassait d'environ 2 mètres.
Cet homme allait parmi la foule, légèrement titubant, concentré à maintenir son chargement qui, entraîné par le poids, roulait doucement vers les voies de circulation situées de part et d'autre de l'allée centrale.
Maîtrisant tant bien que mal son embarcation, il s'arrêtait, prenait le temps de stabiliser l'ensemble et reprenait sa route en se faufilant entre les gens. Il allait à sa mesure. Étranger au grouillement des promeneurs, il passait, il glissait. Régulièrement emporté par sa carriole, il parvenait malgré tout à esquiver tout obstacle. Il sillonnait.
Médusé, je l'observais attentivement. Il était seul au milieu du monde, le visage rayonnant. Il n'entrait pas en contact. On aurait dit qu'il sentait les présences sans les voir. Il passait, habité par son monde intérieur ou son ivresse, il souriait.
Je le regardais longtemps jusqu'à ce qu'il disparaisse dans une ruelle adjacente, abandonnant son caddie au bord d'un trottoir.
Une planète à la dérive, ou guidée par je ne sais quel enchantement.
Un pur moment de poésie.
Des années plus tard, il a sûrement guidé ma main pour écrire :« En attendant que la mer revienne »

Orientation artistique

En attendant que la mer revienne 2Le clown marche dans les pas de l'enfant qu'il était, qu'il est et qu'il sera.
Il va vers le monde à bras ouverts.
Défiant ses peurs, armé d'innocence et maladroit, il tente de se fondre parmi les autres, d'en faire partie.
Mais il est unique, singulier.
Il a beau faire, il est « l'autre », celui qui fait rire, qui émeut et se distingue par son comportement, sa manière d'être au monde.
Il est différent.
Inapproprié aux conventions, aux us et coutumes, il est celui qui rate et recommence.
Sisyphe avec sa pierre qui ne tient pas en haut de la montagne et retombe sans cesse.
Et pourtant, il reste convaincu qu'il y parviendra. Il ira jusqu'au bout.
Pour réussir.

Thierry Barbet

 



 

→  pdf Dossier de présentation

 


 En attendant que la mer revienne,


On peut dire que c’est un titre qui donne à espérer, un titre insolite qui part d’une observation assez juste car tout le monde connaît ce mouvement maritime de la vague qui revient toujours. Et si elle ne revenait pas ?
Quand Thierry Barbet m’a donné à lire son texte, je l’ai lu avec envie, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de chair dans ses mots. J’ai eu le désir de les mettre en jeu avec ce clown que Thierry a créé depuis longtemps déjà et qui s’est incarné devant moi dans Désiré.
Désiré est authentiquement présent ; Il vient de l’enfance et a la sagesse d’un âge ancien, il vit en double du texte et appartient au monde interne de Thierry.
Commence alors le travail des répétitions pour créer sur le plateau une relation intime entre l’écriture et le clown et pour que les mots s'enracinent dans le jeu.
Désiré a un trop plein de mots en lui, de mots de chagrin et de peur, des mots de joie et de désir, des mots idiots, des mots violents.
Ce jour-là, la charrette qui constitue son abri, sa partenaire de voyage, « son empêcheuse de tourner en rond »- c’est-à-dire finalement une partie de lui-même-décide de le pousser devant nous pour qu’il nous livre ses fragments de vie. Cela se bouscule au portillon et cela finit par sortir jusqu’à l’instant de sa naissance Sans aucune nostalgie. Car tous ces mots n’ont jamais été prononcés.
Le travail sur le jeu sur l’espace a consisté à recréer du présent sur scène à prendre à corps les mots. C’est une longue période assez exigeante, presque épuisante car l’auteur Thierry a tous les mots en bouche mais certains sonnent encore littéraires, ne résonnent pas sur le plateau. Et puis un jour ou plusieurs jours, les mots justes à garder sont comme une évidence. Désiré les fait revenir « vivants » comme s’il les disait pour la première fois jusqu’à ce que Thierry les oublie et se fasse surprendre à son tour.
Thierry est un acteur qui n’abandonne jamais. Tout a été mâché, chaque mot a été vécu sans tricher.
Les mots de l’auteur sont à leur place dans le corps de Désiré. C’est lui Désiré, avec ces habits-là, avec cette silhouette dont on ne peut plus se passer, avec cette façon de parler si particulière, son rythme, sa musique interne.
Le récit n’est pas linéaire ; La dynamique qui régit Désiré est comme un élastique tendu vers des pôles antagonistes. J’y vais/J’y vais pas. Quand l’élastique lâche cela provoque des chocs, cela éclate et cela parle enfin.
Tout fait corps.

Martine Dupé

 

 

Sloumpy-Sloumpy

Sloumpy Sloumpy titre





 
 
 
Filaments

 


Une libre adaptation de l'album jeunesse, paru à l'Ecole Des Loisirs,
Sur l'Île Des Zertes, de Claude Ponti

 

Mise en Scène Martine Dupé
Mouvements Norman Taylor
Scénographie Olivier Borne
Costumes Alexia Jouineau
Musiques Sharluber, Willy Abaro
Roméotte Virginie Hue
G Marie Jamour Sharluber
Jules et le Martabaff Willy Abaro
Création lumières  
Graphiste Laureline Jammet
Photographies Franck Betermin


Les 22 et 23 Novembre 2018 à 19h Théâtre le City à Lorient
Le 4 mai 2018 à 15 h -à Scaër (Finistère sud) - Espace Youenn Gwernig
Le 11 février 2018 à 17 h à  Clohars-Carnoët
Les 9 et 10 Novembre 2017, CAC à Concarneau
(Création avec le soutien de CCA Concarneau-Cornouaille / Ville de Concarneau
en Coproduction avec : Le P'tit Denfert de Sète, Le CAC, Concarneau, Le Terrain Blanc de Penhars, La Ville de Quimperlé, le Champ De Foire de Plabennec)

 

Sloumpy Sloumpy Romeotte

Comme quoi quand on lit un livre, on ne sait jamais comment on en sort, si toutefois on en sort !

 « Il m’arrive parfois, souvent-très-souvent, de me demander si la vitesse du monde commun n’est pas juste trop, trop vite, trop ffft,fffft.
Il m’arrive souvent très souvent, d’explorer la matière, la géographie de chacun, sa manière d’être, de bouger, de penser, son histoire du dedans, et de questionner le lien, comment ça peut fonctionner avec l’autre, tout ce système. Comme un arbre réagit à la pluie, la fleur au soleil, la mer à la lune, la terre aux intempéries.
Sans jugements ni mots, juste voir, regarder, observer et toujours se demander pourquoi ça ne marcherait pas, comme ça.
Imaginer toujours un monde sans « il faut – Normalement - Dans la vie - Tu devrais - et pourtant…Une vie sans Codes barres.
D’abord regarder, et comprendre en silence, laisser venir. Et construire. Imaginer… la suite, la ruse, la survie avec l’autre et sa trajectoire.


Sloumpy sloumpy photo2bisSloumpy-Sloumpy, c’est un état sans mot, une incapacité à dire. Ça m’a touché cet état Sloumpy-Sloumpy, deux fois, à la lecture du livre."J’ai eu envie d’explorer cette île du point de vue de Roméotte, qui n’arrive qu’à la fin du roman. J’ai eu envie de lui donner son heure de gloire ; de voir ce livre vivre sur scène, entre complicité, ruses et inventions. De dénoncer la brique, le cadre, le mot sans matière, sans observation… De visiter une île, plutôt qu’une manière d’être ou de vivre. Après trois solos de portraits de femmes hors normes, une entrée dans un territoire qui me rappelle avec tant de légèreté ce village d’enfants où l’on vivait avec".

Virginie Hue

Mises en scène réalisées pour des compagnies et des artistes partenaires

Proto

Proto titre









Cette Compagnie-Là




Deux liens vers ce spectacle :
→ Cette compagnie Là
→ LE CUBE

Proto est un projet d’Antony Quenet, directeur artistique de Cette Compagnie-Là.
La direction d’acteurs et la mise en espace ont été confiées à Martine Dupé.
C’est un duo interprété par Maïa Nicolas et Antony Quenet.

 A la fois burlesque, étrange et poétique, Proto est un spectacle sans texte où les images, les sons et la musique nous transportent dans un temps antérieur, organique : un univers intime d’avant la parole, d’avant la conscience, d’avant la rencontre avec l’autre.

Laurel et Hardy vont au paradis

Laurel et Hardy titre







Théâtre Berloul


Laurel et Hardy vont au paradis

de Paul  AUSTER
Création du Théâtre Berloul
au cinéma l'Arvor à Rennes

 

2010-2011

Mise en scène : Martine DUPÉ
Avec : Brigitte STANISLAS, Martine DUPÉ


Laurel et hardy art2
L'HISTOIRE
Laurel et Hardy doivent obéir aux ordres : monter un mur de 18 pierres dans un temps donné ; un travail harassant dont ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants. Ils sont seuls, confrontés à eux-mêmes. Et le jour d’avant et le jour d’après sont
identiques. Sont-ils morts ? Sont-ils au paradis ou en enfer ? Ils n’ont plus la mémoire, ils sont dans l’instant.

PAUL AUSTER
Paul Auster est né en 1
947 dans le New Jersey ; il est l’auteur de nombreux romans (Moon Palace, Monsieur Vertigo, Léviathan, Tombouctou, La Trilogie New Yorkaise) de nouvelles, de pièces de théâtre, de scénarios pour le cinéma.

 

 

Note de mise en scène
Le Jeu de Laurel et Hardy est au centre de la pièce, l’Humain également. Il y a Métaphore de la vie et Métaphore de la comédie. Le Texte est organique et poétique Les corps sont convoqués autant que les esprits, la gravité autant que le burlesque. Il n’est pas possible d’en faire une lecture plate. Il n’est pas possible d’entendre les mots sans le jeu. Il y a des silences joués avant la parole. Il y a des endroits d’étonnement philosophique.
Les comédiens sont deux femmes ;
il y a un travail des corps important à faire et qui se situe hors de la caricature et hors de l’imitation mais au plus proche des personnages. L’angle de vision serait le clown métaphysique et l’appropriation des figures de Laurel et Hardy sincère et juste. Ils sont dignes dans leur catastrophe. Ils sont proches du peuple. Ils sont drôles. Ils sont Laurel et Hardy.
L’intention première est de respecter le
texte et les didascalies : à l’origine de l’écriture, tout est écrit pour être joué. Dés les premières répliques Hardy se met en piste, en jeu et Laurel lui fait remarquer. Ils sont dans le présent du jeu. Il n’y a pas de quatrième mur, ils sont entre eux et en relation proche avec le public. Après la pose de la dernière pierre quand ils se parlent derrière le mur c’est le quatrième mur, c’est à la fois la fin d’une journée de travail, la fin d’une vie et la fin de la représentation.
Et sans doute le recommencement éventuel du Tout comme dans le mythe de Sisyphe.
Les hommes ont
péri, mais les figures de Laurel et Hardy sont éternelles.