Repères

Laurel et Hardy vont au paradis

Laurel et Hardy titre







Théâtre Berloul


Laurel et Hardy vont au paradis

de Paul  AUSTER
Création du Théâtre Berloul
au cinéma l'Arvor à Rennes

 

2010-2011

Mise en scène : Martine DUPÉ
Avec : Brigitte STANISLAS, Martine DUPÉ


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L'HISTOIRE
Laurel et Hardy doivent obéir aux ordres : monter un mur de 18 pierres dans un temps donné ; un travail harassant dont ils ne connaissent ni les tenants ni les aboutissants. Ils sont seuls, confrontés à eux-mêmes. Et le jour d’avant et le jour d’après sont
identiques. Sont-ils morts ? Sont-ils au paradis ou en enfer ? Ils n’ont plus la mémoire, ils sont dans l’instant.

PAUL AUSTER
Paul Auster est né en 1
947 dans le New Jersey ; il est l’auteur de nombreux romans (Moon Palace, Monsieur Vertigo, Léviathan, Tombouctou, La Trilogie New Yorkaise) de nouvelles, de pièces de théâtre, de scénarios pour le cinéma.

 

 

Note de mise en scène
Le Jeu de Laurel et Hardy est au centre de la pièce, l’Humain également. Il y a Métaphore de la vie et Métaphore de la comédie. Le Texte est organique et poétique Les corps sont convoqués autant que les esprits, la gravité autant que le burlesque. Il n’est pas possible d’en faire une lecture plate. Il n’est pas possible d’entendre les mots sans le jeu. Il y a des silences joués avant la parole. Il y a des endroits d’étonnement philosophique.
Les comédiens sont deux femmes ;
il y a un travail des corps important à faire et qui se situe hors de la caricature et hors de l’imitation mais au plus proche des personnages. L’angle de vision serait le clown métaphysique et l’appropriation des figures de Laurel et Hardy sincère et juste. Ils sont dignes dans leur catastrophe. Ils sont proches du peuple. Ils sont drôles. Ils sont Laurel et Hardy.
L’intention première est de respecter le
texte et les didascalies : à l’origine de l’écriture, tout est écrit pour être joué. Dés les premières répliques Hardy se met en piste, en jeu et Laurel lui fait remarquer. Ils sont dans le présent du jeu. Il n’y a pas de quatrième mur, ils sont entre eux et en relation proche avec le public. Après la pose de la dernière pierre quand ils se parlent derrière le mur c’est le quatrième mur, c’est à la fois la fin d’une journée de travail, la fin d’une vie et la fin de la représentation.
Et sans doute le recommencement éventuel du Tout comme dans le mythe de Sisyphe.
Les hommes ont
péri, mais les figures de Laurel et Hardy sont éternelles.